#1 La Mauvaise Herbe - Les médias

Sommaire

IDENTITÉ(S), NOMS DE NOMS
Alain Cherbonnier

ON A MARCHÉ SUR LA HORDE
Benoît Halet

MÉDIAS : OFFRIR DES CLÉS DE LECTURE
Anne Löwenthal

COMMENT RENDRE LES SDF PLUS SEXY ? (1)
Laurent d’Ursel

TRAITEMENT MÉDIATIQUE DE CRISE ET DISCRIMINATION : VERS UN RENOUVELLEMENT DE
LA PROPAGANDE IDENTITAIRE

Hinde Temsamani

LES MÉDIAS ET VOUS

Edito

L’édition d’une revue conséquente du projet de l’Université Populaire d’Anderlecht (UPA) voit enfin le jour : La Mauvaise Herbe. Désormais, il s’agit, pour l’UPA, d’organiser, structurer et diffuser les approches thématiques qui ont traversé ses activités, ses initiatives, et tout son projet d’éducation non-formelle en milieu populaire. C’est là le premier trait essentiel de la mauvaise herbe de l’UPA : plante commune, populaire, conséquente du type d’espace et de lieu dans lesquels elle se développe. Et, à cette première occasion, c’est sur la problématique du traitement médiatique des crises contemporaines (ses événements, ses publics, ses cibles, ses oublis, ses intentions, ses effets, etc.) que l’UPA a choisi de faire se rencontrer son public et son expression. Les pages qui suivent transmettent donc différentes strates de ce que l’UPA, son public et ses intervenants, ont à dire de leur vécu de cette problématique importante, initialement posée à l’occasion de la conférence du 10 décembre 2015 portant sur la problématique « Traitement médiatique de crise et discriminations : vers un renouvellement de la propagande identitaire ? ».Mais, le choix nominatif de Mauvaise Herbe, plus qu’un simple artifice, souhaite incarner ce que l’Université Populaire d’Anderlecht veut, comme projet associatif, faire exister : d’une part, une approche informée, critique et pédagogique de l’éducation, dans la spécificité du contexte populaire dans lequel elle a émergé, et d’autre part, un réseau social solidaire, favorisant la construction collective de réseaux de savoirs, de savoir-faire et d’expérience. Les plantes adventices sont celles qui poussent là où on voudrait ne pas les voir, sachant qu’elles risquent d’entrer en concurrence avec les plantes cultivées en ce lieu. Bien plus encore, la plante adventice germe en un réseau pluriel, croissant spontanément et qui est difficile à enrayer. Notre revue peut-elle être adventice, c’est-à-dire « se développer hors de son habitat normal », faire réseau ailleurs, s’étendre jusque-là où on ne l’attend pas ou plus ? C’est notre espoir avec ce premier numéro, qui, nous l’espérons également, est le premier germe (écrit) d’un nouveau rhizome social et solidaire.

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